Un mercredi pas comme les autres… (1)

20 janvier 2019


Dans le cadre du 1er forum des auteurs qui s’est déroulé le 5 décembre dernier à Saint Maximin, la classe de 1 L1 du Lycée Maurice Janetti a joué aux apprentis reporters. Récit de la journée en leur compagnie :

Nous avons quitté le lycée vers 9 heures et avons été accueillis avec un petit-déjeuner composé d’appétissantes viennoiseries, dont nous pouvons dire qu’elles sont parties « comme des petits pains », et par des boissons chaudes ou froides.

Vers 11h, nous sommes entrés dans la salle de spectacle dont la scène avait des airs de salon littéraire. Pour nous faire patienter, un caméraman nous filmait en gros plan et nous projetait sur le grand écran, ce qui a amusé tout le monde.

La rencontre a débuté par les remerciements aux organisateurs du forum. Puis les auteurs sont arrivés au nombre de sept, Timothé Le Boucher, Delphine Coulin, Frédéric Viguier, Brigitte Giraud, et enfin Simon Rochepeau et Thomas Azuélos.

Un responsable du prix littéraire les a présentés, a lu une petite biographie pour chacun d’eux et un extrait de chaque livre. Puis ce fut au tour des lycées de se présenter grâce aux portes-paroles qui ont ensuite entamé la série de questions auxquelles les auteurs ont répondu avec beaucoup de gentillesse, nous fournissant des renseignements sur leurs manières de travailler, sur leurs intentions quant au sens à donner à leurs œuvres. Nous avons pu percevoir le travail que demande l’écriture d’un roman ou d’une bande dessinée. Par exemple, le temps d’écriture d’un roman a pu nous paraître très long puisque la majorité des auteurs a évalué ce temps en moyenne à deux ans. L’un d’eux, Frédéric Viguier, s’est distingué et nous a particulièrement étonnés en affirmant avoir mis seulement 10 jours à écrire son roman.

Timothé Le Boucher, le plus jeune de la rencontre, a charmé tout le monde par sa sympathie et sa gentillesse. Il est passionné de mangas et nous a indiqué que l’idée de l’histoire de Lubin lui est venue après ses études aux Beaux-Arts d’Angoulême lorsqu’il avait face à lui deux avenirs possibles, celui, incertain, lié à sa passion du dessin, ou celui, plus pragmatique, imposé par l’obligation de s’assumer pour gagner sa vie. Une des questions posées a permis également d’éclaircir le mystère de la femme à barbe présente à la fin de l’ouvrage, elle est pour lui la volonté de représenter un personnage qui ne s’identifie pas à un genre, afin de véhiculer le moins possible de clichés et par souci de diversité.

L’auteur du roman Une fille dans la jungle, Delphine Coulin est une jeune femme frêle, mais qui s’engage dans son roman pour la cause des migrants en montrant la vie terrible de jeunes gens qui ont pour projet ultime de « passer » en Angleterre, et qui doivent pour cela lutter contre la faim et le froid, se cacher pour tenter de rejoindre leur Eldorado au péril de leur vie. Delphine Coulin nous a indiqué que son but n’est pas de dénoncer mais de fournir au lecteur des éléments de réflexion afin qu’il puisse se faire une opinion sur le sujet de l’immigration, cela au moyen d’une vraie fiction. Elle considère que la littérature peut « ouvrir les consciences ». Elle nous a confié avoir décidé d’écrire ce livre à la suite d’une dispute avec un ami sur le sujet de l’immigration alors qu’elle était à court d’arguments. Nous avons appris également que cette auteure ne s’engage pas seulement par l’écriture mais aussi dans sa vie, avec sa participation à l’association la Cimade qui accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits.

Frédéric Viguier est, au premier abord, un peu bourru mais il s’est révélé ensuite très amusant. Il nous a avoué détester lire des romans, ce qui pour un auteur de roman paraît très paradoxal. Des questions lui ont été posées concernant l’histoire de son personnage, Yvan Gourlet. Il dit avoir été inspiré par l’affaire de Patrick Dills et ne pas avoir cherché à dénoncer quoi que ce soit mais avoir voulu montrer un gamin mal dans sa peau à cause de son entourage et qui va devenir le coupable idéal à la suite d’un meurtre. Il refusera d’en dire plus et de lever l’ambiguïté, que certains d’entre nous ont perçue à la fin du roman, par peur de « spoiler ». Mais dans la classe nous avions tous lu son roman !

A suivre.
Tags : Une fille dans la jungle, Un loup pour l'homme, Timothé Le Boucher, Thomas Azuelos & Simon Rochepeau, rencontre, Ma reine, La nuit du Misothrope, L'homme aux bras de mer, Gabrielle Piquet, Frédéric Viguier, écriture, Ces jours qui disparaissent, Brigitte Giraud, Avis, Aveu de faiblesse, auteurs
forums, les auteurs | Posté par Christine

COMMENTAIRES

Aucun commentaire pour ce post.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
Pseudo *
Email *
Commentaire *